Quand se
passe l’histoire de ce film ?
De quel
type de concours il s’agit ici ?
Que se
passe-t-il pendant cette scène ?
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
exercices de style
Exercices de style est un des livres les plus
populaires de Queneau.
Le
narrateur rencontre, dans un bus, un jeune homme au long cou, coiffé d’un
chapeau orné d’une tresse au lieu d’un ruban ; Le jeune homme change quelques
mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s’asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur
rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire
remonter le bouton supérieur de son pardessus. Cette brève histoire est
racontée 99 fois, de 99 manières différentes. Mise en images, porte sur scène des
cabarets, elle a connu une fortune extraordinaire. .
les titres :
Pronostication
En partie
double,
Lettre
officielle.
Métaphoriquement
Métaphoriquement
---------------------------------
les textes :
Vers le
milieu de la journée et à midi, je me trouvai et montai sur la plate-forme et
la terrasse arrière d'un autobus et d'un véhicule des transports en commun bondé
et quasiment complet de la ligne S et qui va de la Contrescarpe à Champerret.
Je vis et remarquai un jeune homme et un vieil adolescent assez ridicule et pas
mal grotesque : cou maigre et tuyau décharné, ficelle et cordelière autour du
chapeau et couvre-chef. Après une bousculade et confusion, il dit et profère
d'une voix et d'un ton larmoyants et pleurnichards que son voisin et covoyageur
fait exprès et s'efforce de le pousser et de l'importuner chaque fois qu'on
descend et sort. Ceci déclaré et après avoir ouvert la bouche,il se précipite
et se dirige vers une place et un siège
vides et
libres. Deux heures après et cent vingt minutes plus tard, je le rencontre et
le revois cour de Rome et devant la gare Saint-Lazare. Il est et se trouve avec
un ami et copain qui lui conseille de et
l'incite à faire ajouter et coudre un bouton et un rond de corozo à son pardessus
et manteau.
Au centre
du jour, jeté dans le tas des sardines voyageuses d'un coléoptère à grosse
carapace blanche, un poulet au grand cou déplumé harangua soudain l'une,
paisible, d'entre elles et son langage se déploya dans les airs, humide d'une
protestation. Puis attiré par un vide, l'oisillon s'y précipita.
Dans un
morne désert urbain, je le revis le jour même se faisant moucher l'arrogance
pour un quelconque bouton.
Lorsque
viendra midi, tu te trouveras sur la plate-forme arrière d'un autobus où s'entasseront
des voyageurs parmi lesquels tu remarqueras un ridicule jouvenceau : cou
squelettique et point de ruban au feutre mou. Il ne se trouvera pas bien, ce
petit. Il pensera qu'un monsieur le pousse exprès, chaque fois qu'il passe des
gens qui montent ou descendent. Il le lui dira, mais l'autre ne répondra pas,
méprisant. Et le ridicule jouvenceau,
pris de panique, lui filera sous le nez, vers une place libre.
Tu le
reverras un peu plus tard, cour de Rome, devant la gare Saint-Lazare. Un ami
l'accompagnera, et tu entendras ces paroles : «ton pardessus ne
croise pas bien ; il faut que tu y fasses ajouter un bouton.»
J'ai
l'honneur de vous informer des faits suivants dont j'ai pu être le témoin aussi
impartial qu'horrifié.
Ce jour
même, aux environs de midi, je me trouvais sur la plate-forme d'un autobus qui
remontait la rue de Courcelles en direction de la place Champerret. Ledit
autobus était complet, plus que complet même, oserai-je dire, car le receveur
avait pris en surcharge plusieurs impétrants, sans raison valable et mû par une
bonté d'âme exagérée qui le faisait passer outre aux règlements et qui, par suite, frisait
l'indulgence. à chaque arrêt, les allées et venues des voyageurs descendants et
montants ne manquaient pas de provoquer une certaine bousculade qui incita l'un
de ces voyageurs à protester, mais non sans timidité.
J'ajouterai
à ce bref récit cet addendum : j'eus l'occasion d'apercevoir ce voyageur
quelque temps après en compagnie d'un
personnage que je n'ai pu identifier. La conversation qu'ils échangeaient avec animation
semblait avoir trait à des questions de nature esthétique.
Étant
données ces conditions, je vous prie de vouloir bien, monsieur, m'indiquer les
conséquences que je dois tirer de ces faits et l'attitude qu'ensuite il vous
semblera bon que je prenne dans la conduite de ma
vie
subséquente. Dans l'attente de votre réponse, je vous assure, monsieur, de ma
parfaite considération empressée au moins.
Réécrivez à la manière
de Queneau avec pour titre l’hésitation.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le texte de Queneau
Hésitations.
Je ne
sais pas très bien où ça se passait... dans une église, une poubelle, un
charnier ? Un autobus peu
t-être ?
Il y avait là... mais qu'est-ce qu'il y avait donc là ? Des œufs, des tapis,
des radis ? Des squelettes? Oui, mais avec encore leur chair autour, et
vivants. Je crois bien que c'est ça. Des gens dans un autobus. Mais il y en
avait un (ou deux ?) qui se faisait remarquer, je ne sais plus très bien par quoi.
Par sa mégalomanie ? Par son adiposité ? Par sa mélancolie ? Mieux... plus
exactement... par sa jeunesse ornée d'un
long... nez ? menton ? pouce ? non : cou, et d'un chapeau étrange, étrange, étrange.
Il se
prit de querelle, oui c'est ça, avec sans doute un autre voyageur (homme ou
femme ? enfant ou
vieillard
?) Cela se termina, cela finit bien par se terminer d'une façon quelconque,
probablement par la fuite de l'un des deux adversaires. Je crois bien que c'est
le même personnage que je rencontrai, mais où ? Devant une église ? devant un charnier
? devant une poubelle ? Avec un camarade qui devait lui parler de quelque
chose, mais de quoi? de quoi ? de quoi ?


